Au terme d’une très courte période d’adaptation, le chiot aura appris à connaître sa maison et sa nouvelle « famille » : vous ne le verrez plus tapi dans quelque coin reculé, mais alerte, attentif à toutes les situations et au moindre mouvement de son maître. Sa curiosité le conduira à tout inspecter et sa passion innée pour le jeu le poussera à s’emparer de n’importe quel objet, pour ensuite l’abandonner facilement, déjà attiré par d’autres nouveautés. Le moment est venu à présent d’entreprendre son éducation non seulement pour rendre votre cohabitation plus agréable mais aussi pour instaurer avec lui un rapport de confiance, qui ne bascule jamais ni dans la force abusive ni dans une trop grande permissivité.
Le rôle d’éducateur est sans nul doute une grande responsabilité : en effet si le chiot hérite de certaines qualités de caractère, l’homme et son environnement exercent de nombreuses et importantes modifications, positives ou négatives. Avant même d’imposer une quelconque ligne éducative, vous devez donc connaître et étudier les comportements « à corriger » de votre jeune animal, afin de savoir s’ils sont dictés par une mauvaise attitude de votre part, par des traumatismes subis pendant cette délicate période ou s’ils sont héréditaires.
La sphère caractérielle du chiot est, pendant cette phase, en filigrane, il faut donc être le plus attentif possible de manière à ne pas le briser par un comportement abusif. Le seul et unique moment où il acceptera et reconnaîtra l’autorité de l’homme, sans en ressentir de la frustration ou sans subir un traumatisme, se situe pendant le jeu. En effet, avant d’arriver chez vous, le chiot acceptait déjà bien volontiers la supériorité de sa mère, parce qu’elle le faisait pendant des moments sereins et ludiques où le chiot éprouvait de l’amusement, même s’il était mis en échec.
Le jeu est très important dans la formation de son caractère: l’activité ludique permet au chiot de prendre conscience de l’existence d’une hiérarchie ; elle l’aide à établir des contacts sociaux et surtout stimule sa capacité à apprendre. Vous ne devez donc jamais vous lasser de jouer avec lui, en lui lançant une balle en caoutchouc ou en vous disputant un vieux torchon ; n’oubliez jamais, à la fin de ces joyeuses activités, de le laisser « gagner » l’objet, pour développer en lui la notion de possessivité envers ce qui lui appartient, première étape sur le chemin de son futur dressage.
Attention : l’éducation du chiot n’a rien à voir avec le dressage, qui exige une maturité qu’il acquerra à un âge plus avancé ; rappelez-vous que les erreurs commises pendant cette phase initiale auront d’inévitables effets néfastes sur toute la formation du chien. La meilleure façon de commencer, que ce soit pour la relation que vous allez instaurer ou pour mieux avancer sur le chemin de son éducation, est de définir la place et le rôle de chacun. Au début de l’éducation de votre petit « élève », vous devez faire en sorte qu’il exécute le mieux possible ce que vous lui demandez : il ne faut pas que le chien exécute un ordre parce qu’il « doit » le faire, mais parce qu’en le faisant il en éprouve de la satisfaction. Si vous ne parvenez pas à éveiller l’intérêt de l’animal de quelque façon que ce soit, vous pouvez à l’occasion le forcer légèrement, mais n’oubliez jamais que ce n’est pas là la meilleure façon d’établir une relation didactique efficace.
Méfiez-vous plus particulièrement des punitions : sachez bien les doser, faites preuve d’une patience et d’une intelligence infinies et ne cédez jamais à un moment d’énervement. Si vous devez punir, faites-le sur-le-champ, le chiot ne sait pas en effet relier une punition à la bêtise qui a été commise longtemps avant ni même seulement quelques minutes auparavant. Si vous ne le prenez pas sur le fait, le chien ne comprendra pas pourquoi en courant vers vous pour vous faire la fête il est accueilli par une volée de bois vert, qui à ses yeux sera complètement injustifiée. En somme, ne punissez que si vous le prenez en flagrant délit, et agissez toujours fermement mais avec patience.
Une des premières choses que vous allez enseigner à votre animal est la propreté à la maison. Tout d’abord, vous devez lui administrer ses repas aux mêmes heures, tout simplement pour régler les horaires de ses besoins, qui généralement suivent immédiatement le repas. Vous le sortirez donc aussitôt après qu’il aura mangé et dès qu’il s’apprêtera à faire ses besoins dehors, louez-le comme s’il avait fait une chose très importante. En outre, chaque fois qu’il renifle le sol en tournant sur lui-même, mettez-le dehors dans les plus brefs délais, et répétez-lui les mêmes compliments s’il réussit à se retenir jusqu’au lieu adapté.
L’autre devoir élémentaire et indispensable du chiot, qu’il apprend au début de sa vie, est de répondre au rappel. En réalité, cet enseignement appartient déjà au domaine du dressage, il faut donc attendre un âge plus avancé, comme nous le verrons dans le chapitre consacré à ce thème. Vous pouvez cependant lui imposer certaines règles de base qui ne compromettront pas pour autant les développements futurs de votre chien et vous aideront dans vos relations avec votre élève. Pour habituer votre chiot à son nom, il vous suffit de le lui répéter plusieurs fois lorsque vous l’appelez pour sa pâtée : il l’associera alors à ce moment positif et accourra toujours joyeux chaque fois qu’il vous entendra le prononcer.
A contrario, vous ne devez jamais associer son nom à un moment négatif et donc ne jamais le répéter lorsque vous le grondez. Lorsque le chiot accourt vers vous tout joyeux après vous avoir entendu l’appeler, vous devez accepter avec autant de plaisir toutes ses effusions ; ne l’arrêtez pas, lorsque, au comble du bonheur, il parviendra à poser ses pattes sur vos jambes en lâchant sur un ton sec « descends ! ». Ce comportement n’est peut-être pas sans risque pour vos vêtements, mais il faut toujours l’encourager : c’est un bon prélude pour ses relations à venir avec les gens, lorsqu’il élargira le champ de ses relations sociales.
D’aucuns préfèrent enseigner dès le départ à leur chien à ne pas « sauter » sur les gens, mais il n’y a pas de spectacle plus avilissant que de voir son chien éviter toute rencontre avec les humains, montrant ainsi sa soumission. Ce n’est que lorsque le chiot aura instauré une relation ouverte et confiante avec les gens qu’il sera temps de freiner ses excès exubérants. Votre chiot sera confronté tout au long de sa vie à d’innombrables situations, toutes différentes les unes des autres ; rappelez-vous que la formation de son caractère est la période la plus délicate, il vous faudra donc affronter chaque situation, au cas par cas, avec une sensibilité, une attention et une intelligence extrêmes.
02 mars 2008
Alimentation du chiot
Quelque soit la race, un chiot a des besoins énergétiques, en protéines, minéraux et vitamines beaucoup plus important qu'un chien adulte. Tout déséquilibre nutritionnel durant cette phase se répercute sur les tissus en formation.
La composition des aliments pour chiots présente donc un certain nombre de caractéristiques communes :
densité énergétique élevée grande concentration de tous les nutriments essentiels plafonnement du niveau d'amidon teneur protéique forte (plus de 30 %) et de grande qualité
teneur phosphocalcique rapportée à la concentration énergétique et adaptée au potentiel de croissance (entre 1,3 et 1,6 % de calcium et entre 1 et 1,3 % de phosphore).
Les chiots de grande race, comme le berger allemand ont la particularité de multiplier leur poids de naissance par 80 et d'avoir une croissance lente qui peut durer environ deux ans. De ce fait, ils sont particulièrement sujets à des troubles de croissance : défaut d'aplombs, déformations osseuses, lésions articulaires...L'apparition de ces problèmes est largement favorisée par une consommation énergétique trop importante, entraînant une prise de poids trop rapide et une croissance accélérée. Une limitation de la densité énergétique de l'aliment, plus un rationnement correct, permettent de mieux contrôler la vitesse de croissance, et donc de minimiser les risques. Pour obtenir une croissance harmonieuse et pour prévenir les problèmes pathologiques, votre chiot berger allemand devra être parfaitement alimenté et nourri avec un aliment adapté à sa croissance. De plus, et au risque de répéter ce concept fondamental : Un chiot ne doit manger ni trop, ni trop peu et ne doit en aucun cas être gavé sous prétexte de lui faire plaisir. Le nombre de repas devra évoluer avec l'âge, commençant à 4 repas par jour dans les semaines qui suivent le sevrage, pour passer à 3 puis à 2 repas par jour à mi-croissance. Enfin, le chiot devra être pesé régulièrement afin de dépister au plus vite toute anomalie.
La composition des aliments pour chiots présente donc un certain nombre de caractéristiques communes :
densité énergétique élevée grande concentration de tous les nutriments essentiels plafonnement du niveau d'amidon teneur protéique forte (plus de 30 %) et de grande qualité
teneur phosphocalcique rapportée à la concentration énergétique et adaptée au potentiel de croissance (entre 1,3 et 1,6 % de calcium et entre 1 et 1,3 % de phosphore).
Les chiots de grande race, comme le berger allemand ont la particularité de multiplier leur poids de naissance par 80 et d'avoir une croissance lente qui peut durer environ deux ans. De ce fait, ils sont particulièrement sujets à des troubles de croissance : défaut d'aplombs, déformations osseuses, lésions articulaires...L'apparition de ces problèmes est largement favorisée par une consommation énergétique trop importante, entraînant une prise de poids trop rapide et une croissance accélérée. Une limitation de la densité énergétique de l'aliment, plus un rationnement correct, permettent de mieux contrôler la vitesse de croissance, et donc de minimiser les risques. Pour obtenir une croissance harmonieuse et pour prévenir les problèmes pathologiques, votre chiot berger allemand devra être parfaitement alimenté et nourri avec un aliment adapté à sa croissance. De plus, et au risque de répéter ce concept fondamental : Un chiot ne doit manger ni trop, ni trop peu et ne doit en aucun cas être gavé sous prétexte de lui faire plaisir. Le nombre de repas devra évoluer avec l'âge, commençant à 4 repas par jour dans les semaines qui suivent le sevrage, pour passer à 3 puis à 2 repas par jour à mi-croissance. Enfin, le chiot devra être pesé régulièrement afin de dépister au plus vite toute anomalie.
Les soins
Le Brossage
Le moment des soins est très apprécié du berger allemand. Il lui procure confort et plaisir et renforce la relation affective qu'il entretient avec son maître. C'est donc dès le plus jeune âge que le chiot doit être habitué aux diverses manipulations pour qu'il accepte de s'y soumettre sans difficulté dans l'avenir.
Le Bain
La fourrure du berger allemand ne nécessite qu'un brossage hebdomadaire à l'aide d'une brosse de type étrille. Pour le chiot on préfèrera toujours une brosse douce dans un premiers temps.
L'opération a pour but de débarrasser le pelage du poil mort et d'aérer la peau.
En période de mue, le brossage doit devenir quotidien pour favoriser une repousse rapide.
Le brossage est également une bonne occasion pour le maître de s'assurer que son chien n'héberge pas d'hôtes indésirables (tiques, puces). Dans un tel cas, un anti-parasites externes sera pulvérisé à rebrousse poil après le brossage. Dans le cas d'un poil très souillé, un bain peut être envisagé après le brossage.
les soins des yeux, oreilles,...
Quand l'état du pelage le requiert, votre berger allemand peut être baigné.
Pour cela, il faut employer un shampoing spécifique et procéder à deux lavages consécutifs sur un poil bien mouillé et démêlé au préalable en veillant à rincer soigneusement.
Pour sécher votre berger allemand, il vous faudra prévoir quelques serviettes-éponge et un sèche-cheveux si la saison est défavorable.
Le moment du bain, comme celui du brossage, doit être une source de plaisir. Il convient donc d'habituer le chien lorsqu'il est encore jeune et de prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter les incidents : tapis anti-dérapant, eau tiède, shampoing adapté à la peau. Lors de la première séance, mieux vaut être deux, un qui maintient le chiot et le rassure et un qui le lave.
Le moment des soins est très apprécié du berger allemand. Il lui procure confort et plaisir et renforce la relation affective qu'il entretient avec son maître. C'est donc dès le plus jeune âge que le chiot doit être habitué aux diverses manipulations pour qu'il accepte de s'y soumettre sans difficulté dans l'avenir.
Le Bain
La fourrure du berger allemand ne nécessite qu'un brossage hebdomadaire à l'aide d'une brosse de type étrille. Pour le chiot on préfèrera toujours une brosse douce dans un premiers temps.
L'opération a pour but de débarrasser le pelage du poil mort et d'aérer la peau.
En période de mue, le brossage doit devenir quotidien pour favoriser une repousse rapide.
Le brossage est également une bonne occasion pour le maître de s'assurer que son chien n'héberge pas d'hôtes indésirables (tiques, puces). Dans un tel cas, un anti-parasites externes sera pulvérisé à rebrousse poil après le brossage. Dans le cas d'un poil très souillé, un bain peut être envisagé après le brossage.
les soins des yeux, oreilles,...
Quand l'état du pelage le requiert, votre berger allemand peut être baigné.
Pour cela, il faut employer un shampoing spécifique et procéder à deux lavages consécutifs sur un poil bien mouillé et démêlé au préalable en veillant à rincer soigneusement.
Pour sécher votre berger allemand, il vous faudra prévoir quelques serviettes-éponge et un sèche-cheveux si la saison est défavorable.
Le moment du bain, comme celui du brossage, doit être une source de plaisir. Il convient donc d'habituer le chien lorsqu'il est encore jeune et de prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter les incidents : tapis anti-dérapant, eau tiède, shampoing adapté à la peau. Lors de la première séance, mieux vaut être deux, un qui maintient le chiot et le rassure et un qui le lave.
Son Caractère
Le berger allemand est particulièrement fidèle à ses maîtres et obéissant. Il fait preuve d'une grande intelligence et est très discret, mais il peut se montrer agressif s'il n'a pas été bien éduqué. Il faut le dresser fermement afin qu'il considère son maître comme un chef de meute. Un bon maître fera de son berger allemand un bon chien en le dressant correctement et non en le dirigeant.
C'est un chien d'extérieur, qui apprécie les grands espaces et l'exercice. Il est sportif, courageux, rigoureux, et déterminé... A l'âge adulte le berger allemand est un chien qui se sent fort vis à vis de sa famille, il protège donc instinctivement les plus faibles de celle-ci, c'est à dire, les enfants
C'est un chien d'extérieur, qui apprécie les grands espaces et l'exercice. Il est sportif, courageux, rigoureux, et déterminé... A l'âge adulte le berger allemand est un chien qui se sent fort vis à vis de sa famille, il protège donc instinctivement les plus faibles de celle-ci, c'est à dire, les enfants
sa description
Le berger allemand est un chien à la fois très sportif et élégant, grâce à sa taille souple. Son pelage est dense, rude et droit. Sa robe noire et grise ou noire tacheté de jaune (couleur feu) voire de marron ou noire. Sa truffe est foncée (noire) et plate, ses yeux en amande de couleur brune et ses oreilles droites (qui lui permettent de mieux capter les ondes et signaux contrairement aux races de chiens à oreilles baissées qui eux n'ont pas toutes les capacités pour ce type de tâche). Sa queue est tombante, touffue et courbée.
Les bergers allemands sont des chiens très polyvalents composés de trois lignées:
la lignée dite de travail : chien de garde,chien policier, pompiers, chien d'avalanches, aide aux handicapés,chiens guide d'aveugle...mais encore de compagnie.
la lignée dite de beauté : (pour les concours canins) ils ont le dos courbé (ce qui leur cause souvent des problèmes de dysplasie après leurs 3ème année)
la lignée de "l'est": souvent plus fort et plus musclés, plus trapus.
Les mâles ont une taille d'environ 60-65cm au garrot et les femelles entre 50 à 55cm au garrot. Le poids équivaut de 30 à 35kg pour la femelle et de 35 à 40kg pour le mâle.
Les bergers allemands sont des chiens très polyvalents composés de trois lignées:
la lignée dite de travail : chien de garde,chien policier, pompiers, chien d'avalanches, aide aux handicapés,chiens guide d'aveugle...mais encore de compagnie.
la lignée dite de beauté : (pour les concours canins) ils ont le dos courbé (ce qui leur cause souvent des problèmes de dysplasie après leurs 3ème année)
la lignée de "l'est": souvent plus fort et plus musclés, plus trapus.
Les mâles ont une taille d'environ 60-65cm au garrot et les femelles entre 50 à 55cm au garrot. Le poids équivaut de 30 à 35kg pour la femelle et de 35 à 40kg pour le mâle.
son Histoire
En 1878, les éleveurs allemands de chiens à aptitudes bergères réalisent une première tentative de regroupement dans un but d’amélioration de leurs chiens. Ceux-ci sont très variés d’un point de vue phénotypique, notamment selon les régions : par exemple, le type Wurtemberg porte les oreilles droites, alors que celui de Thuringe a les oreilles tombantes. Il existe également des chiens différents en Bavière ou dans la Hesse. Mais leur principal point commun est leur caractère qui fait d’eux de bons gardiens de troupeaux et de biens : intelligence, obéissance, vigilance, incorruptibilité. On retrouve également chez tous robustesse et rusticité puisque jusqu’alors la sélection empirique qui a été réalisée ne visait qu’à obtenir de bons chiens de travail. En 1891, les éleveurs, et notamment le comte von Hahn et le capitaine Riechelmann, établissent un premier livre généalogique et tentent d’établir une société, le Phylax, mais le projet n’aboutit pas.
C’est le capitaine de cavalerie Max Emil Frédéric von Stephanitz qui fut le véritable père de la race. Après avoir longtemps admiré les aptitudes des chiens de berger, il décide d’en acheter un le 3 avril 1899, qu’il rebaptisera Horand von Grafath. Celui-ci est gris et jaune, plutôt de type berger de Thuringe (mais à oreilles droites). Von Stephanitz et Arthur Meyer créent ensuite le club de race le 22 avril 1899 à Karlsruhe (Verein für deutsche Schäferhunde ou SV), le capitaine sera à sa tête pendant 35 ans.
Le 28 septembre 1899 est publié le premier standard de la race, et en 1900, Horand inaugure le livre des origines du SV (Zuchtbuch). Ce qui fera plus tard la force de la race, c’est la largesse de ses dirigeants dans la première définition du berger allemand : « tout chien de berger vivant en Allemagne qui, grâce à un exercice constant de ses qualités de chien de berger, atteint la perfection de son corps et de son psychisme dans le cadre de sa fonction utilitaire ». Les buts sont clairs, c’est donc par et pour le travail que la sélection du BA commence.
Le club présente rapidement une activité importante et organisée. Dès 1902 un journal est édité pour tous ses membres, et en 1903 un registre de sélection voit le jour avec la compilation des performances des reproducteurs. Les progrès furent rapides car bien dirigés à l’échelon national et bien suivis par les efforts des éleveurs (1215 membres en 1906). On commença à rechercher des femelles du même type et à organiser des expositions pour uniformiser la race, et notamment une exposition nationale d’élevage qui permettait à tous les éleveurs du pays de choisir des reproducteurs homogènes.
Peu à peu on trouva au berger allemand d’autres utilités que la garde des troupeaux (ceux-ci ayant vu leur effectif diminuer). Ses qualités de robustesse, son flair hors pair et son obéissance à toute épreuve encouragèrent la police allemande à l’utiliser. En 1914, le SV et l’armée organisent une démonstration des possibilités du BA en temps de guerre, à laquelle il paya ensuite un lourd tribut.
En 1922, l’examen de Körung est mis en place pour la sélection des reproducteurs ; ceux qui sont déclarés aptes à la reproduction sont inscrits dans le Körbuch. En 1926, le livre des origines compte déjà 346 000 chiens inscrits ! Dans les années 50, l’épreuve du coup de feu et le test de caractère font leur apparition. Le SV est renommé pour le dirigisme qu’il impose à l’élevage : nombre de saillies limité, choix de l’étalon en accord avec le surveillant d’élevage, interdiction de faire saillir une femelle recommandée par un mâle non recommandé… Toutes ces mesures visent à guider la sélection pour le mieux.
Katzmair et Funk succèdent à von Stephanitz, puis le Dr Rummel en 1971. En 1974, est créée l’Union mondiale des Associations de Berger Allemand (WUSV), grâce à la volonté de regroupement du Dr Rummel, qui encourageait « un dialogue fructueux, aussi bien pour l’élevage que pour l’utilisation ». En 1982, Hermann Martin (élevage von Arminius) devient président du SV. Le premier championnat de travail WUSV se déroule à Munster du 16 au 18 septembre 1988. En 1994, Peter Messler prend la tête du SV jusqu’en décembre 2002, il est alors succédé par Wolfgang Henke.
Dès 1910, l’importation de bergers allemands commence en France et augmente d’année en année : 4132 chiens arrivent en France au cours du premier semestre 1912. C’est Georges Barais (élevage de Beauchamps) qui tiendra une place capitale pour le BA dans notre pays. Il crée en 1913 le club du berger d’Alsace puis, en 1920, la Société du Chien de Berger d’Alsace (SCBA) qui structure réellement l’élevage. Dès sa constitution, celle-ci édite un bulletin mensuel malgré les faibles moyens de l’époque. Le 7 mars 1920 une première exposition de berger d’Alsace a lieu à Bordeaux, jugée par Georges Barais, et le compte-rendu de la journée est déjà disponible dans le bulletin du 1er avril.
Les membres du club font preuve de beaucoup de motivation et de dynamisme pour voir évoluer leur race, ils se retrouvent très fréquemment lors de réunions pour parler de leurs chiens. Ce n’est que le 8 octobre 1922 que les Français reconnaissent officiellement l’origine allemande de leur chien favori (ils considéraient auparavant que cette race française avait été volée par les Allemands en 1870) et la SCBA devient la Société du Chien de Berger Allemand. Elle tient son livre d’élevage et publie des pedigrees jusqu’en 1958 (création de la SCC). Lorsque Georges Barais disparaît en 1955, c’est Marcel Olive (élevage de Fort-Réal) qui lui succède.
En 1958, la première exposition nationale d’élevage a lieu à Vichy, avec rapidement l’instauration des tests au coup de feu et des dépistages de la dysplasie de la hanche. Depuis 1978, un test de caractère est également mis en place. Ce rassemblement fut d’abord dénommé exposition principale d’élevage, avant de devenir en 1987 l’exposition nationale d’élevage (définition de la SCC). Depuis 1989, elle a lieu chaque année en un lieu différent.
La SCBA a été et reste le premier club de race français, elle aligne sa politique d’élevage sur le pays d’origine pour obtenir les meilleurs résultats possibles.
En Italie, le premier berger allemand s’appelait Olaf von Hohen Fichte, et fut importé en 1949 par Danzio Gobbi (titulaire de l’élevage de l’Alta Quercia, il importa aussi par la suite le célèbre Mutz von Pelztierfarm). A la même date, Leonardo Gatto Roissard (élevage di Casa Gatto) et le Dr Ignazio Barbieri fondèrent le club du berger allemand à Milan, transféré ensuite à Modène en 1969 par le Dr Walter Gorrieri (élevage di Val del Tiepido). Ce dernier constitua en 1977 le SAS (Società Amatori Schaferhünde), qui est le club de race actuel. Le nombre d’inscription au LOI passa de 2.492 (en 1949) à 5.222 (en 1969). C’est dans les années 1970 que les chiffres explosent : 28.857 naissances en 1976 ! Ce record a ensuite subi une diminution et s’est stabilisé depuis les années 1990. Les élevages cités sont ceux qui ont le plus marqué les années de 1965 à 1975, plus tard on peut noter l’importance des affixes : di Cà San Marco (F. Dolci), del Catone (S. Capetti), di Casa Mary (W. Pagin), d’Ulmental (Francioni). Le président du SAS en 2003 est Ezio Roman, presque 6000 membres y sont inscrits. L’Italie a vu naître plusieurs grands champions et même plusieurs « Auslese » allemands, le plus célèbre étant certainement Max della Loggia dei Mercanti. L’élevage italien le plus présent actuellement au niveau international est certainement della Valcuvia de Luciano Musolino, surtout grâce au chien Dux, qui a obtenu le titre d’« Auslese » en Allemagne en 2001. (Le qualificatif « Auslese » est attribué tous les ans lors des Nationales d’Elevage des différents pays aux meilleurs chiens des classes "ouverte" mâles et femelles, sur décision du juge qui décèle en eux des qualités plus qu’excellentes, voire exceptionnelles).
Aux États-Unis, il semble que le premier BA ait été ramené sur ce continent par le sergent Lee Duncan, qui avait vu les exploits de ce chien pendant la Première Guerre mondiale. La race atteint toute sa notoriété grâce au succès de son chien dans la série "Rusty et Rintintin". Le club fut fondé en 1913 par S. Hastead Yates, il mena une politique différente de celle des européens en privilégiant la beauté au travail. Avec 25.000 inscriptions au livre des origines en 1926 et plus de 100.000 en 1970, on peut dire que le BA y tient aussi une place très importante.
En Espagne, le club de race du berger allemand fut fondé par un groupe de soixante personnes le 28 janvier 1978, avec comme premier président le juge Andres Choclan Martos. En 1988 il comptait 2.286 membres. Actuellement le président est Manuel Martin et il compte 3.000 adhérents. Les éleveurs espagnols ont su utiliser des reproducteurs d’origines variées : allemands, italiens, français, puis espagnols.
C’est le capitaine de cavalerie Max Emil Frédéric von Stephanitz qui fut le véritable père de la race. Après avoir longtemps admiré les aptitudes des chiens de berger, il décide d’en acheter un le 3 avril 1899, qu’il rebaptisera Horand von Grafath. Celui-ci est gris et jaune, plutôt de type berger de Thuringe (mais à oreilles droites). Von Stephanitz et Arthur Meyer créent ensuite le club de race le 22 avril 1899 à Karlsruhe (Verein für deutsche Schäferhunde ou SV), le capitaine sera à sa tête pendant 35 ans.
Le 28 septembre 1899 est publié le premier standard de la race, et en 1900, Horand inaugure le livre des origines du SV (Zuchtbuch). Ce qui fera plus tard la force de la race, c’est la largesse de ses dirigeants dans la première définition du berger allemand : « tout chien de berger vivant en Allemagne qui, grâce à un exercice constant de ses qualités de chien de berger, atteint la perfection de son corps et de son psychisme dans le cadre de sa fonction utilitaire ». Les buts sont clairs, c’est donc par et pour le travail que la sélection du BA commence.
Le club présente rapidement une activité importante et organisée. Dès 1902 un journal est édité pour tous ses membres, et en 1903 un registre de sélection voit le jour avec la compilation des performances des reproducteurs. Les progrès furent rapides car bien dirigés à l’échelon national et bien suivis par les efforts des éleveurs (1215 membres en 1906). On commença à rechercher des femelles du même type et à organiser des expositions pour uniformiser la race, et notamment une exposition nationale d’élevage qui permettait à tous les éleveurs du pays de choisir des reproducteurs homogènes.
Peu à peu on trouva au berger allemand d’autres utilités que la garde des troupeaux (ceux-ci ayant vu leur effectif diminuer). Ses qualités de robustesse, son flair hors pair et son obéissance à toute épreuve encouragèrent la police allemande à l’utiliser. En 1914, le SV et l’armée organisent une démonstration des possibilités du BA en temps de guerre, à laquelle il paya ensuite un lourd tribut.
En 1922, l’examen de Körung est mis en place pour la sélection des reproducteurs ; ceux qui sont déclarés aptes à la reproduction sont inscrits dans le Körbuch. En 1926, le livre des origines compte déjà 346 000 chiens inscrits ! Dans les années 50, l’épreuve du coup de feu et le test de caractère font leur apparition. Le SV est renommé pour le dirigisme qu’il impose à l’élevage : nombre de saillies limité, choix de l’étalon en accord avec le surveillant d’élevage, interdiction de faire saillir une femelle recommandée par un mâle non recommandé… Toutes ces mesures visent à guider la sélection pour le mieux.
Katzmair et Funk succèdent à von Stephanitz, puis le Dr Rummel en 1971. En 1974, est créée l’Union mondiale des Associations de Berger Allemand (WUSV), grâce à la volonté de regroupement du Dr Rummel, qui encourageait « un dialogue fructueux, aussi bien pour l’élevage que pour l’utilisation ». En 1982, Hermann Martin (élevage von Arminius) devient président du SV. Le premier championnat de travail WUSV se déroule à Munster du 16 au 18 septembre 1988. En 1994, Peter Messler prend la tête du SV jusqu’en décembre 2002, il est alors succédé par Wolfgang Henke.
Dès 1910, l’importation de bergers allemands commence en France et augmente d’année en année : 4132 chiens arrivent en France au cours du premier semestre 1912. C’est Georges Barais (élevage de Beauchamps) qui tiendra une place capitale pour le BA dans notre pays. Il crée en 1913 le club du berger d’Alsace puis, en 1920, la Société du Chien de Berger d’Alsace (SCBA) qui structure réellement l’élevage. Dès sa constitution, celle-ci édite un bulletin mensuel malgré les faibles moyens de l’époque. Le 7 mars 1920 une première exposition de berger d’Alsace a lieu à Bordeaux, jugée par Georges Barais, et le compte-rendu de la journée est déjà disponible dans le bulletin du 1er avril.
Les membres du club font preuve de beaucoup de motivation et de dynamisme pour voir évoluer leur race, ils se retrouvent très fréquemment lors de réunions pour parler de leurs chiens. Ce n’est que le 8 octobre 1922 que les Français reconnaissent officiellement l’origine allemande de leur chien favori (ils considéraient auparavant que cette race française avait été volée par les Allemands en 1870) et la SCBA devient la Société du Chien de Berger Allemand. Elle tient son livre d’élevage et publie des pedigrees jusqu’en 1958 (création de la SCC). Lorsque Georges Barais disparaît en 1955, c’est Marcel Olive (élevage de Fort-Réal) qui lui succède.
En 1958, la première exposition nationale d’élevage a lieu à Vichy, avec rapidement l’instauration des tests au coup de feu et des dépistages de la dysplasie de la hanche. Depuis 1978, un test de caractère est également mis en place. Ce rassemblement fut d’abord dénommé exposition principale d’élevage, avant de devenir en 1987 l’exposition nationale d’élevage (définition de la SCC). Depuis 1989, elle a lieu chaque année en un lieu différent.
La SCBA a été et reste le premier club de race français, elle aligne sa politique d’élevage sur le pays d’origine pour obtenir les meilleurs résultats possibles.
En Italie, le premier berger allemand s’appelait Olaf von Hohen Fichte, et fut importé en 1949 par Danzio Gobbi (titulaire de l’élevage de l’Alta Quercia, il importa aussi par la suite le célèbre Mutz von Pelztierfarm). A la même date, Leonardo Gatto Roissard (élevage di Casa Gatto) et le Dr Ignazio Barbieri fondèrent le club du berger allemand à Milan, transféré ensuite à Modène en 1969 par le Dr Walter Gorrieri (élevage di Val del Tiepido). Ce dernier constitua en 1977 le SAS (Società Amatori Schaferhünde), qui est le club de race actuel. Le nombre d’inscription au LOI passa de 2.492 (en 1949) à 5.222 (en 1969). C’est dans les années 1970 que les chiffres explosent : 28.857 naissances en 1976 ! Ce record a ensuite subi une diminution et s’est stabilisé depuis les années 1990. Les élevages cités sont ceux qui ont le plus marqué les années de 1965 à 1975, plus tard on peut noter l’importance des affixes : di Cà San Marco (F. Dolci), del Catone (S. Capetti), di Casa Mary (W. Pagin), d’Ulmental (Francioni). Le président du SAS en 2003 est Ezio Roman, presque 6000 membres y sont inscrits. L’Italie a vu naître plusieurs grands champions et même plusieurs « Auslese » allemands, le plus célèbre étant certainement Max della Loggia dei Mercanti. L’élevage italien le plus présent actuellement au niveau international est certainement della Valcuvia de Luciano Musolino, surtout grâce au chien Dux, qui a obtenu le titre d’« Auslese » en Allemagne en 2001. (Le qualificatif « Auslese » est attribué tous les ans lors des Nationales d’Elevage des différents pays aux meilleurs chiens des classes "ouverte" mâles et femelles, sur décision du juge qui décèle en eux des qualités plus qu’excellentes, voire exceptionnelles).
Aux États-Unis, il semble que le premier BA ait été ramené sur ce continent par le sergent Lee Duncan, qui avait vu les exploits de ce chien pendant la Première Guerre mondiale. La race atteint toute sa notoriété grâce au succès de son chien dans la série "Rusty et Rintintin". Le club fut fondé en 1913 par S. Hastead Yates, il mena une politique différente de celle des européens en privilégiant la beauté au travail. Avec 25.000 inscriptions au livre des origines en 1926 et plus de 100.000 en 1970, on peut dire que le BA y tient aussi une place très importante.
En Espagne, le club de race du berger allemand fut fondé par un groupe de soixante personnes le 28 janvier 1978, avec comme premier président le juge Andres Choclan Martos. En 1988 il comptait 2.286 membres. Actuellement le président est Manuel Martin et il compte 3.000 adhérents. Les éleveurs espagnols ont su utiliser des reproducteurs d’origines variées : allemands, italiens, français, puis espagnols.
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